Le Giro 2022 a offert un suspense rare, des écarts infimes et une bataille stratégique jusqu’au contre-la-montre final à Vérone. Si vous cherchez le tour d’italie 2022 classement général, voici un décryptage clair, chiffré et accessible. On revient sur les 21 étapes, les choix tactiques des équipes, et les coureurs qui ont façonné la course. Place à l’essentiel, sans détour.
💡 À retenir
- Le vainqueur du Giro 2022 et son temps total
- Statistiques sur les étapes les plus difficiles
- Répartition des points pour le maillot rose
Tour d’Italie 2022 : contexte et enjeux
Le Giro est un Grand Tour de référence avec 21 étapes mêlant plaines, collines, haute montagne et contre-la-montre. En 2022, le départ en Hongrie a posé un cadre rapide avant les grands rendez-vous alpins et apennins. Le tour d’italie 2022 classement général a été dicté par la régularité, les bonifications et la gestion de l’altitude.
Au programme, environ 3 445 km et deux contre-la-montre courts mais décisifs. Le maillot rose récompense le temps cumulé le plus bas, pas un total de points. Les sprints intermédiaires et arrivées offrent toutefois des bonifications qui ont pesé sur les écarts entre favoris.
Contexte historique du Giro
La maglia rosa distingue le leader du classement au temps depuis 1931. Sur cette édition, la hiérarchie s’est stabilisée très tard, avec un dernier acte chronométré à Vérone, fidèle à la tradition d’un final spectaculaire.
Côté règles, les bonifications pour le classement au temps suivent une répartition standard: 10–6–4 s à l’arrivée des étapes en ligne et 3–2–1 s sur certains sprints intermédiaires. Comprendre ces bonus aide à lire les micro-écarts qui, additionnés, changent une hiérarchie serrée.
Classement général des coureurs
Le tour d’italie 2022 classement général a été remporté par Jai Hindley (BORA‑hansgrohe) en 86 h 31 min 14 s. Richard Carapaz (INEOS Grenadiers) termine à +1 min 18 s, Mikel Landa (Bahrain Victorious) à +3 min 24 s. Les écarts se sont creusés sur la Marmolada et se sont consolidés au chrono final.
La clef a été la gestion collective dans la haute montagne, avec une accélération tranchante de BORA‑hansgrohe sur la Fedaia. Les seconds gagnés en bonifications ont compté, mais ce sont surtout les pentes finales qui ont arbitré la bataille.
Top 10 du classement général
Voici le top 10 du tour d’italie 2022 classement général, avec temps total pour le vainqueur et écarts pour les suivants.
- 1. Jai Hindley (BORA‑hansgrohe) — 86 h 31 min 14 s
- 2. Richard Carapaz (INEOS Grenadiers) — +1 min 18 s
- 3. Mikel Landa (Bahrain Victorious) — +3 min 24 s
- 4. Vincenzo Nibali (Astana Qazaqstan) — +9 min 02 s
- 5. Pello Bilbao (Bahrain Victorious) — +9 min 14 s
- 6. Jan Hirt (Intermarché‑Wanty‑Gobert) — +9 min 28 s
- 7. Emanuel Buchmann (BORA‑hansgrohe) — +12 min 45 s
- 8. Domenico Pozzovivo (Intermarché‑Wanty‑Gobert) — +16 min 04 s
- 9. Hugh Carthy (EF Education‑EasyPost) — +16 min 08 s
- 10. Juan Pedro López (Trek‑Segafredo) — +17 min 29 s
Astuce pour suivre le classement: repérez les étapes avec arrivées en altitude et les arrivées offrant des bonifications. Ce sont des moments où le tour d’italie 2022 classement général peut basculer en quelques secondes.
Analyse des étapes clés

Les 21 étapes ont proposé un équilibre entre sprints, vallons et haute montagne. Les premières journées en Hongrie ont favorisé les spécialistes de la puissance, puis l’Etna, le Blockhaus, le menu d’Aprica et la Marmolada ont fait la différence. Le contre‑la‑montre de Vérone a figé la hiérarchie.
Parmi les étapes les plus exigeantes, on retient l’Etna (longue montée régulière), l’Aprica au dénivelé cumulant environ 5 000 m+, et la Marmolada, avec un final à la Fedaia aux pentes supérieures à 12 % sur les derniers kilomètres. Le chrono final, court, a confirmé les écarts.
Détails des étapes décisives
- Étape 4 (Etna): première arrivée en altitude, hiérarchie esquissée, gestion de l’effort sur plus de 20 km de montée.
- Étape 9 (Blockhaus): rampe finale longue et irrégulière, sections à plus de 10 %, premiers écarts significatifs entre favoris.
- Étape 14 (Turin): parcours explosif en circuit, usure collective, les équipiers clés font la différence dans les bosses courtes.
- Étape 16 (Salò → Aprica): enchaînement Goletto di Cadino, Mortirolo (côté Monno), Santa Cristina, près de 5 000 m D+, journée de fond.
- Étape 20 (Belluno → Marmolada/Passo Fedaia): Dolomites, ultime test, accélération décisive de BORA dans les 3 km à ~12 %.
- Étape 21 (Vérone, CLM): chrono court et nerveux, validation du maillot rose sans renversement majeur.
Côté stratégies d’équipe, INEOS a contrôlé les cols avec un train régulier sur plusieurs jours, quand BORA‑hansgrohe a choisi des offensives ciblées sur les forts pourcentages. Bahrain a joué la carte de la régularité autour de Landa et Bilbao. L’UAE Team Emirates a perdu João Almeida sur COVID, ce qui a rebattu les cartes. Trek‑Segafredo a construit la visibilité autour de Juanpe López, longtemps en rose.
Conseil de lecture de course: notez les enchaînements de cols. Une montée « plus facile » après deux ascensions dures peut devenir le théâtre des plus gros écarts, fatiguant les équipiers et isolant les leaders.
Moments marquants du Giro 2022
La première semaine a été rythmée par la tenue du maillot rose par Juan Pedro López, symbole d’une course ouverte. L’explosion de Biniam Girmay avec une victoire d’étape a marqué les esprits, tout comme son abandon après une blessure à l’œil lors du podium. Les sprinteurs, emmenés par Arnaud Démare et Mark Cavendish, ont animé les arrivées rapides.
Le retrait d’Almeida a changé la dynamique du top 5. Dans la dernière grande étape de montagne, la sélection par l’arrière a laissé les favoris à la pédale, ouvrant la voie à l’attaque décisive du futur vainqueur. Ce scénario a conforté le tour d’italie 2022 classement général dans les ultimes jours.
Performances notables des coureurs
- Jai Hindley: montée en puissance, gestion parfaite des derniers kilomètres de la Fedaia.
- Richard Carapaz: constance et attitude offensive, mais moins de tranchant dans les pentes les plus raides.
- Mikel Landa et Pello Bilbao: duo solide, stratégie d’usure payante pour sécuriser le podium et le top 5.
- Vincenzo Nibali: panache et science de course pour conquérir la 4e place à domicile.
- Juanpe López: dix jours en rose, défense courageuse sur l’Etna et le Blockhaus.
Conseil pour les fans: suivez les « domestiques de luxe » dans les cols. Quand ils lâchent, c’est souvent le signal d’une attaque imminente d’un leader et d’un basculement du tour d’italie 2022 classement général.
Perspectives après le Giro 2022
Le triomphe de BORA‑hansgrohe a validé un modèle: protéger le leader tout en gardant des cartouches pour le moment clé. INEOS, malgré une équipe puissante, a manqué d’une accélération irrésistible en très haute montagne. Bahrain confirme sa profondeur d’effectif autour de Landa et Bilbao.
Cette édition souligne des tendances tactiques: recherche d’économies d’énergie avant les pentes extrêmes, importance des bonifications et value des grimpeurs complets capables de limiter la casse sur les chronos courts. Pour les amateurs, garder un œil sur les profils à pourcentages sévères reste la meilleure boussole pour anticiper l’évolution du tour d’italie 2022 classement général.
Impact du Giro sur le cyclisme
On observe une montée en puissance des trains en montagne, mais aussi l’efficacité d’attaques brèves et tardives dans les 2 à 3 derniers kilomètres. Les organisateurs confirment le succès de chronos courts en fin d’épreuve, qui valident plus qu’ils ne bouleversent la hiérarchie. Enfin, la pédagogie autour des bonifications (10–6–4 s et 3–2–1 s) aide le public à mieux décrypter les écarts infimes qui décident d’un Grand Tour.